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FURY
Film coproduit, écrit et réalisé par David Ayer

FURY furieuse des hommes !
C'est un film de guerre et donc une histoire de guerre, une parmi tant, trop d'autres... de ces petites histoires qui ont fait la grande Histoire. Une fois faite, la Grande a oublié, négligemment, les petites pourtant bien plus humaines et pour cause. Mais, Fury n’est pas qu’un film de guerre ou alors il faut s’entendre sur le terme. Il y a bien entendu une histoire d’amour, certes vive et tellement brève. Elle en dissimule aussi une autre, une autre histoire d’amour, plus discrète, plus longue aussi et moins tangible. Aurais-je du écrire amitié ou fraternité ? Deux mots féminins alors que partout le film déborde de virilité (n.f) mais aussi, moins accessible, de fragilité (n.f) ! Là réside peut-être le sujet, l’autre sujet du film à moins que la guerre (n.f) n’en soit que l’objet ou au moins, le prétexte.
Imaginez donc cet espace clos, de vie et de mort, froid comme l’acier, confiné à cinq alors que la guerre est mondiale : une boîte de sardines dans un océan de sang ! Bien blindés, ils sont ; surtout leur chef, leur chef d’équipe puisqu’il s’agit bien d’une équipe. Le sergent Wardaddy (traduisez) les mène et les emmène ; il les mène et les amène ; il les mène et les malmène souvent. Le film pourrait tenir lieu de leçon de management … tout en force exposée et en sensibilité dissimulée. La solitude consubstantielle à la fonction, les vicissitudes et autres atermoiements de la mission, tout est voilé. Très furtivement, le vernis se craquèle çà et là, la statue vacille parfois, et de derrière le chef ou de dedans, l’homme refait surface à fleur de peau ou de nerf. C’est cette fragilité qui me semble la plus furieuse, la plus violente parce que tapie elle est !
Reprenons le cours de la leçon de management et filons quelque peu la métaphore du char. Peut-il, le chef, réparer le circuit électrique mieux que la brute épaisse qui lui sert de mécanicien ? Non mais il peut (sait est un belgicisme) le motiver à la tâche. D’autres situations exemplatives suivront. Chacun a sa place et les chevilles peuvent aller. Stratégique, il, le chef, est placé au plus haut et de surcroît, dans la tourelle qui gire sous ses instructions et tout le tank avec elle. Le poste est en vue, au vue et à vue, il est la vigie. Il s’expose aussi et ainsi. Etre chef a un prix, un coût quitte à passer pour un monstre. Il s’est même probablement brûler les ailes à en découvrir l’état de son dos dont la peau est aussi craquelée qu’un vernis exposé au chaud, ou au froid ou aux deux.
Le Papa de la guerre est, comme l’ICU, un sous-officier mais doit-il être un sur-homme ?
Et, à la fin du film comme de la guerre, le héros annoncé, énoncé ou dénoncé, comme tel, est-il réellement celui que l’on dit ? Celui désigné, involontairement, même lui, en doute. Que dis-je ? Lui sait, intimement, furieusement, qu’il n’est pas ce héros !
Guerre ou paix ? Guerre et paix répond Tolstoï. Pour préserver la paix, prépares la guerre en dit un autre. Nous devrions tous lire Carl von Clausewitz. Dans ce film, pourtant, la pire des guerres n’est pas celle du Monde ; la plus furieuse des guerres est celle que le sergent Don Wardaddy livre, se livre puisqu’elle, cette drôle de guerre, le met face ou contre lui… même. Est-ce la mort ou l’amour qui règle le conflit ? Alors la mort l’encercle, alors que des morts l’entourent, il se trouve, se retrouve furieusement apaisé (oxymore), conscient de sa fragilité et donc de son humanité !
Je vous souhaite de furieuses réflexions.

PATRICK

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